Dominique Sirois

Profil de l'Artiste

Dominique Sirois vit et travaille à Montréal, elle détient un diplôme en arts visuels de l’UQAM (Maîtrise, 2010). Sa pratique prend la forme d’installations composées de sculptures, de vidéos, de sons et d’impressions d’images. Son travail touche à trois champs d’intérêt : la valeur et la surveillance, l’économie et les affects ainsi que les ruines et l’obsolescence. Son processus artistique s'articule avec des associations et des analogies à partir desquelles se développent des pièces tissées ensemble par un réseau de références.

On compte parmi ses plus récents projets Alarm songs : leisure machine (2015), une recherche multidisciplinaire dont le point de départ est une base de données de sons d’alarmes dans des genres musicaux d’avant-gardistes à populaires. Lors d’une résidence au C.C.A. de Glasgow, elle a entrepris la réalisation de quatre vidéos afin de réfléchir à notre modernité et notre contemporanéité à travers le fil conducteur de l’alarme. Mimesis Trinity (2015-...) est l’une des recherches en cours de Sirois. Ce projet de société fictive est un cadre à la fois narratif et conceptuel permettant à l’artiste de réfléchir aux structures autoréférentielles oeuvrant à la fois dans la finance et dans l’art. Ce projet s’inscrit dans le cadre plus large d’une recherche doctorale en Études et pratiques des arts à L’UQAM initiée à l'automne 2015. Elle a également travaillé sur plusieurs projets de collaboration en faisant des installations monumentales touchant à des questions sur la ruine, l'obsolescence, la mémoire et l'archivage numérique (Telofossiles (2013-2015), Extinct Memories (2015) et Memory center (2014-2015))

Le travail de Dominique Sirois a été diffusé dans de nombreuses galeries au Canada. Elle a fait également plusieurs résidences à l’étranger dont au C.C.A. de Glasgow et au couvent des Récollets à Paris. Elle collabore fréquemment avec l’artiste Grégory Chatonsky. Ils ont présenté leur travail commun au Musée d’art contemporain de Taipei, au Centre des arts d’Enghien-les-Bains en France, à Unicorn Center for Arts à Beijing et au musée historique de Wuhan en Chine, à l’IMAL, Bruxelles et dans le cadre du Mois de la Photo de Montréal en 2015.