Oli Sorenson

Profil de l'Artiste

Né à Los Angeles et actif à Londres (Royaume-Uni) de 1999 à 2010, Oli Sorenson est maintenant basé à Montréal où il poursuit des études de doctorat en sciences humaines interdisciplinaires à l'Université Concordia. Depuis quinze ans, il combine performances audiovisuelles et projets installatifs qu'il présente en galerie, en plus d'avoir fait incursion dans le monde du clubbing pour collaborer avec de nombreux groupes électro et DJs techno tels que Leftfield, MIA, Block Party, Talvin Singh et plusieurs autres, ce qui l'a amené à s'intéresser aux oeuvres de remix dans sa pratique artistique. Outre ses propres diffusions, il a également organisé de nombreux projets de commissariat pour les arts du remix à la Tate Britain, à l'Institute of Contemporary Art (Londres) et au British Film Institute (Londres). Sorenson a également fait partie de nombreuses expositions à l’étranger, y compris au Musée Millenium (Beijing), Institute of Media Art (Amsterdam), ZKM (Karlsruhe) et Dokfest (Kassel). Ses performances sont programmées régulièrement pour des festivals d’arts médiatiques comme FILE (Sao Paulo), ISEA (Helsinki et Nagoya), Mapping (Genève) et bien d'autres.

Concrètement, le travail de Sorenson au sein de l'industrie de la musique a déclenché une prise de conscience sur la surabondance de contenus créatifs et a entravé son désir de produire de « nouvelles » oeuvres. Il choisit plutôt de combiner et de transformer des images existantes afin de détourner le vocabulaire visuel d'autres auteurs (et d'autres compagnies) vers des directions qui étaient, jusque-là, restées inexplorées. Son approche favorise les pratiques d'échantillonnage et le partage d'une manière qui recontextualise ironiquement les paradigmes de l'art d'appropriation des années 1980 dans le domaine du numérique.

Sorenson subvertit systématiquement les notions d'originalité et d'identité via des formes ludiques d'activisme, proposant ainsi un commentaire sur les médias de masse et marquant certains contrastes entre la culture populaire et élitiste, sur la notion de paternité dans la création individuelle et collective au sein de l'industrie consumériste de l'image. Avec la démocratisation des outils de production de contenu ainsi que des canaux de distribution (tels YouTube), les usagers « prosumer » sont sujets à un nombre croissant d'opportunités pour reconstruire et modifier leurs propres cultures. Toutefois, cette tendance est contestée par les lois sur le droit d’auteur et le copyright, agissant en tant que chiens de garde pour les multinationales (de Getty Fox, Disney, etc.) en monopolisant les sources de la créativité contemporaine. En ce sens, le travail de Sorenson met de l’avant plusieurs stratégies pour se ré-approprier sa propre culture, ses enjeux de production, de re-production et de diffusion - au-delà des simples actes de consommation passive.

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