Espaces indicibles

du 17 novembre 2012 au 15 décembre 2012

Exposition

C’est avec grand plaisir que la Galerie Trois Points présente Espaces indicibles, une exposition collective présentant le travail des artistes ontariens Alex McLeod, James Olley et Luke Painter, du 17 novembre au 15 décembre prochain. Les trois jeunes artistes torontois ont une pratique qui s’articule autour de la question de l’architecture, explorant des médiums et des stratégies complètement différentes.

Alex McLeod crée des univers où l’infinité de détails, de motifs et de textures génère des mondes enchanteurs. Ses paysages et ses vues de ville intègrent des architectures imaginaires aux allures de gratte-ciels ou de forteresses sont entièrement réalisés par ordinateur. Le langage visuel que développe McLeod par le rendu digital est ce qui lui permet d’interroger les limites de son médium par l’élaboration d’une tension, notamment entre les médiums pictural et photographique.

James Olley explore la perméabilité entre la figuration et l’abstraction à travers la représentation de l’architecture. L’artiste travaille la matérialité de la peinture par divers procédés comme le grattage, l’accumulation et la gestualité, conférant ainsi à ses œuvres une tension entre la matérialité du support et l’espace suggéré du tableau dans lequel le regard entre et se perd. La palette éclatée et la démultiplication des espaces contribuent à donner à ses compositions un dynamisme qui reflète bien la complexité et l’évolution des espaces urbains dans lesquels nous cohabitons.

Luke Painter peint des paysages inquiétants où l’absence humaine donne à l’architecture un aspect sinistre de solitude. Les bâtiments, nés de la main de l’homme, nous apparaissent soudainement comme étrangers et quelque peu alarmants. Tout semble pétrifié, comme figé sur le papier : la finesse du geste et des textures ajoute aux œuvres de Painter une sensibilité qui rend palpable une certaine tension entre la préciosité du rendu et l’aspect souvent funeste du sujet, se rapprochant dans l’effet des traditionnelles gravures sur bois.

L’idée d’espace indicible au sens où l’entendait Le Corbusier se veut un effet de perfection, d’intensité, de qualité d’exécution. McLeod, Painter et Olley explorent chacun leur médium en tentant d’en repousser les limites pour justement arriver à créer cet effet qui nous entraine au-delà de l’espace, nous forçant à constamment questionner notre propre perception.

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