Légendes oubliées

du 26 mai 2012 au 23 juin 2012

Exposition

C’est avec un très grand plaisir que la Galerie Trois Points présente Légendes oubliées, la toute première exposition solo en sol montréalais de l’artiste torontois Alex McLeod, du 26 mai au 23 juin prochain.

Le travail d’Alex McLeod s’inscrit dans la foulée des nouveaux médias alors que l’artiste utilise des logiciels spécialisés pour construit digitalement des environnements hyperréalistes. Fort de la tradition canadienne du paysage et de l’héritage des peintres romantiques, les univers créés par McLeod sont peuplés de montagnes cristallines, de lacs incandescents, de nuages aux courbes claires qui se détachent de ciels douceâtres. L’artiste met de l’avant une palette très bonbon qui contribue à fausser nos perceptions ; l’ambiguïté omniprésente de ses paysages fait naître des contradictions entre le réel et le virtuel, le passé et le présent.

Au-delà des surfaces lisses et séduisantes des paysages de McLeod se joue toutefois un sentiment du tragique qui est d’abord difficilement perceptible. Ainsi, l’absence totale de personnage dans l’immensité des paysages peut laisser croire que le spectateur se trouve en fait devant les suites d’un cataclysme dont il ignore tout. En laissait son regard s’attarder à l’infinité de détails, l’on remarque toutefois les traces d’une certaine humanité qui demeure : forteresses et gratte-ciels à l’allure indestructible sont autant de symboles qui semblent porteurs d’espoir.

Alex McLeod exploite les tensions entre photographie et peinture à travers ses univers entièrement virtuels qui portent aussi une charge sociale, un souci d’éveil écologique à travers ses représentations quasi féériques du cycle de la vie. Alors que McLeod explore les possibilités créatrices de la forme à travers la répétition du motif, Légendes oubliées présente son plus récent travail, qui témoigne du perfectionnement de sa technique par la texture. Les niveaux de lecture ne cessent de se démultiplier au regard du spectateur devant ces œuvres qu’on ne semble jamais pouvoir saisir dans leur totalité. Peut-être justement à cause de la maîtrise technique dont fait preuve l’artiste, mais aussi par le choix des matériaux, des compositions. Littéralement, McLeod prend plaisir à déconstruire les schèmes de notre perception.

 

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