HOUSEBOUND : Portraits from the Winter Garden

du 11 mars 2017 au 29 avril 2017

Exposition

EVERGON

HOUSEBOUND: Portraits from the Winter Garden

Du 11 mars au 22 avril 

Vernissage le samedi 11 mars, à 15h

La Galerie Trois Points se réjouit de présenter les portraits du jardin d’hiver d’Evergon qui propose une toute nouvelle série de photographies, du 11 mars au 22 avril. Cultivées dans l’intimité et la collégialité, ces nouvelles œuvres s’inscrivent dans l’espace privé, celui de la maison autant que de la vie intérieure. Elles se déploient comme un lieu de lassitude et de courage à la fois, dans la complicité, l’humour et parfois la mélancolie.

Dans le cadre de cette nouvelle série, Evergon et Jean-Jacques Ringuette ont réalisé plus d’une trentaine de portraits de plantes d’intérieur, plantes-dames auxquelles ils se confient pendant les périodes d'arrosage, amies avec lesquelles ils prennent plaisir à commérer sur l'homme qui passe dans la rue ou à partager leurs tristesses et scandales intimes. Aussi forme de réminiscence, elles sont tout à la fois leurs mères, leurs grands-mères, leurs anciennes amours et leurs meilleures amies.

Pendant des années, Evergon a parcouru le monde à la recherche de Ramboys, de Cruising Grounds ou créant les œuvres de la série Homo-Baroque/ Homo-Rococo dans les studios Polaroid de New York, Boston et Francfort. Dans les dernières années, l’état de santé de l’artiste l’a forcé à se retirer dans son espace de vie qui abrite aussi son studio, confiné à la maison – housebound. Affaibli mais toujours poussé par le besoin de créer, Evergon a commencé à travailler en tandem avec Jean-Jacques Ringuette (ancien élève, ami et modèle, notamment pour la série Ramboys) dans un acte de défi et de souvenance. À partir d’objets accumulés au fil des années comme autant de souvenirs qu’ils réaniment, ils ont créé une série de natures mortes très picturales intitulée Two Old Friends Play Chess, littéralement « deux vieux amis jouent aux échecs » que nous présentions il y a un an. Se faisant la cour à travers l’art, ils ont dansé l'un autour de l'autre, parant les coups et atouts, contre-attaquant, s’éclipsant l'un et l'autre comme les diablotins de la Reine – « pas le temps pour un roi » dira Evergon ! Une danse empreinte de physicalité, d'égalité, de créativité et de plaisir franc.  

 

Evergon vit et travaille à Montréal où il a enseigné à l’Université Concordia. Son travail a été largement présenté partout au Canada (Toronto, Ottawa, Calgary, Edmonton, Régina, Montréal, Winnipeg, Fredericton) et aux États-Unis (Chicago, New York, Los Angeles), mais aussi en Chine (Shanghai), en Italie (Turin, Milan, Florence, Rome, Bologne), en Grande-Bretagne (Londres, New Castle), en Allemagne (Francfort), en Australie (Sydney) et en France (Paris). Ses œuvres se retrouvent dans plusieurs collections privées et publiques, comme le Musée des beaux-arts du Canada, The Photographer’s Gallery, la Banque d’œuvres d’art du Conseil des arts du Canada, le Musée national des beaux-arts du Québec, le Musée d’art contemporain de Montréal, la Princeton Collection, le Musée de la photographie (Charleroi, Belgique), la Vancouver Art Gallery, la Winnipeg Art Gallery, le Musée de l’Élysée (Lausanne, Suisse) et le National Museum of Photography (Bradford, Angleterre), pour ne nommer que celles-là.