Après…

Christiane Ainsley

30 mars - 27 avril 2002

Du 30 mars au 27 avril prochain, la Galerie Trois Points présente le plus récent travail de Christiane Ainsley.

Depuis quelques années, Christiane Ainsley explore le genre traditionnel du paysage, lequel s’éloigne ici de la représentation du réel. Sa structure est en effet épurée : les lignes d’horizon et les perspectives sont floues, les repères et les éléments naturels ou architecturaux sont absents. La palette des couleurs, tantôt sombres, tantôt vives, accentue également cette volonté de distanciation d’avec le paysage. De plus en plus abstrait, celui-ci  est le fruit d’une gestuelle à la fois explosive et sensuelle. À ce propos, Ainsley écrit : «Lorsque je peins, je prends plaisir à créer cette ambiguïté en peinture qui devient pour moi épicurienne : matière physique de la peinture, jouissance et séduction de la couleur, ambivalence du thème, etc. » 1

Comme l’observe avec justesse Marie-France Bérard, « l’artiste réussit à contrecarrer nos résistances face à une peinture de paysage que l’on pourrait trop rapidement évaluer comme étant naïve, ludique ou bucolique pour ses motifs ‘pittoresques’ […]. » 2

1 Propos de l’artiste, communiqué de presse, 1999.
2 Marie-France Bérard, « La profondeur du visible », ETC Montréal, mars/avril/mai, n.49, 2000, p.46.

Communiqué de presse