Autoportraits et autres ruines

Paul Lacroix

14 septembre - 12 octobre 1996

Paul Lacroix continue son travail sur les ombres. Véritables autoportraits, les œuvres de Lacroix sont d’abord issues de photographies Polaroïd de sa propre ombre projetée sur des rochers d’ardoise. L’aspect géométriquement non parfait, presque en escalier, du rocher fait varier la densité des ombres en tonalités plus claires ou plus sombres. En effet, Lacroix use du fait que les plans verticaux de « l’escalier » donne des tonalités foncées tandis que les plans horizontaux créent les ombres claires. Pour l’artiste la « grande magie » de ces Polaroïds est qu’on y obtient un effacement presque total de ce qui fut rocher pour n’y laisser apparaître que l’ombre. Le rocher s’évanouit, en quelque sorte. Ne subsistent de celui-ci que de fins souvenirs à caractère plus ou moins violents: fissures, failles ou objet, par exemple une feuille qui i aurait atterri au hasard de son vol.

Si les images de Lacroix se situent parfois aux limites de l’abstraction, on dira toutefois que de façon étonnante il est possible de reconnaître littéralement,       au-delà de la masse sombre, la silhouette de l’artiste s’y profiler. Il dit lui-même s’y reconnaître mais, souligne-t- il, « je n’ai pas d’âge! ».

Communiqué de presse