Chromophilies

Guido Molinari, Jennifer Lefort, , , Paul Bureau, Yves Gaucher

9 avril - 7 mai 2005

Le titre de cette exposition Chromophilie trouve son étymologie grecque dans  « khrôma »  signifiant couleur et dans « philos » voulant dire ami, renvoyant ainsi à un intérêt pour la couleur comme thème principal de cette exposition de groupe.

L’émergence de l’art abstrait des années 1910 jusqu’aux années 1960 a permis une relecture totale de l’œuvre d’art qui ne proposait plus seulement une représentation de la réalité telle une fenêtre ouverte sur le monde, mais une surface plane recouverte de couleur et de formes comme base de la recherche picturale. Dans les années 1950, l’Expressionnisme abstrait américain réinvestit la couleur de manière plus émotive et spirituelle. Le pavillon américain de l’Exposition Universelle de Montréal en 1967  révéla cette peinture aux artistes québécois.

Le plasticien Guido Molinari a été un des premiers à faire éclater la couleur et à offrir une expérience de la réception. Il inspira Paul Bureau qui propose un débordement du champ chromatique et une visualisation des intersections. Michel Daigneault crée quant à lui, à partir de la couleur, différents champs de profondeur. Cet artiste dirige la maîtrise de  Jennifer Lefort qui emploie une gestuelle contrôlée et des taches comme motif. L’utilisation de la couleur comme motif est aussi très présente dans le travail d’Yves Gaucher. Celui-ci a d’ailleurs influencé la qualité formelle de la recherche picturale du son chez Mario Côté, inscrivant ce dernier dans le sillage des peintres québécois des années 1960.

Cette exposition propose donc des œuvres d’artistes de générations différentes soulignant leur réflexion passée et actuelle sur la couleur. Elle inaugure également une variation sur le même thème chaque année à la Galerie Trois Points.

Communiqué de presse