Des bêtes et des hommes

Marisa Portolese, Mark Vatnsdal, Michele Peress, Paul Béliveau, , Tomasz Szadkowski

13 octobre - 17 novembre 2007

Pour tenter de questionner les liens qui existent entre nous et les animaux de notre environnement, la galerie présente une exposition de groupe où de mêmes animaux (le chien, l’écureuil, le lapin) sont représentés par différentes techniques. Il devient intéressant de voir les liens qui se créent entre les différents médiums et comment spontanément le spectateur confère à ces différents animaux des propriétés comportementales ou morphologiques spécifiques à l’humain. Notre tendance à l’anthropomorphisme ne date pas d’aujourd’hui, il suffit de penser aux fables de Jean de la Fontaine ou aux dessins animés de Walt Disney. Qui ne verra pas dans Dog de Tomasz Szadkowski la souffrance d’un clochard épuisé se traînant dans une ruelle ou l’aspect clownesque des trois écureuils albinos de Sylvain Bouthillette ?

Le médium influence d’une certaine part notre appréhension du sujet représenté, dans ce cas-ci, les animaux familiers. Une photographie du lapin en peluche de Marisa Portolese, fait revivre l’innocence perdue ; le médium photographique nous ramène à une expérience personnelle du réel.

À son opposé, la touche du   lapin   de Mark Vatnsdal parle de couleurs, de textures et de décomposition, tandis que la sculpture de Michele Peress, un lièvre composé de cheveux humains, nous impose notre propre précarité.

Chien, lapin, écureuil, poule et tortue sont donc les animaux représentés qui sont investis d’un symbolisme, d’un côté ludique ou encore bestial selon la grille des comportements humains qu’on décide d’y appliquer. Cette exposition regroupe des photographies, des tableaux, de la sculpture et des gravures qui questionnent les liens qui nous relient à ces petites bêtes.

Communiqué de presse