Exposition solo

Anne Ashton

15 février - 15 mars 1997

Dans un monde où l’actuelle fascination relativement aux nouvelles technologies croît, la persistance du travail pictural traditionnel semble toujours justifiable.

En effet, le travail d’Anne Ashton s’inscrit depuis déjà quelques années dans une logique qui tient à la fois de la tradition établie du paysage et du portrait. Les motifs que présente l’œuvre semblent émerger des encyclopédies d’histoire naturelle: les sujets s’y donnent à voir de façon frontale et sont rendus avec une minutieuse précision.

Ceinturée d’un cadre peint décoratif et désignée d’un nom spécifique placé au bas de l’image, l’œuvre agit en tant que clin d’œil fait à l’idée toute préconçue que certains ont à l’égard du motif paysagiste souvent présenté comme phénomène apprivoisé ou fragment d’image.

La question du cadre est d’ailleurs, chez Ashton, chose qui relève de l’ambiguïté. Fondamentalement lié à l’œuvre, il se pose alors en tant que négation de lui-même. Mais de façon paradoxale, tout en se niant,  l’aspect ornemental si franchement affirmé de celui-ci ne fait que signaler d’autant plus sa présence tout en devenant sa propre référence.

Le travail d’Anne Ashton participe du mystère, de la vanité. Mais l’œuvre de celle-ci est avant tout, chose d’une précieuse subjectivité.

Communiqué de presse