Exposition solo

Pierre Bellemare

9 août - 2 septembre 1989

Pierre Bellemare poursuit une recherche artistique depuis quinze ans, interrogeant la nature mystique de l’homme. Il emploie des matériaux pauvres comme le bois, des tissus, des pièces métalliques, trouvés au hasard d’une promenade. Pierre Bellemare nous convie à découvrir les qualités intrinsèques des objets, en apparence ordinaire, qu’il met en scène. La simplicité de chaque tableau nous révèle la richesse des choses des plus humbles. Les pièces présentées à la galerie Trois Points intègrent toutes la fibre sous ses formes usuelles et usagées.

L’œuvre de Pierre Bellemare s’inscrit dans le mouvement Arte povera qui a élevé la banalité au rang d’art. Pour le critique italien Germano Celant, le processus linguistique sous-jacent à l’Arte povera consiste à éliminer, supprimer, appauvrir les signes, pour les réduire à des archétypes. Ainsi, les fleurs de feu de Kounellis que nous avons pu voir au Musée d’art contemporain de Montréal l’automne dernier sont constituées tout simplement d’une flamme de gaz allumé.

Pierre Bellemare a exposé au Centre Saidye Bronfman, à la galerie Gheerbrant, chez john A. Schweitzer, à la galerie Frédéric Palardy, à la gplerie Noctuelle/Michel Groleau et chez Lavalin (De fer et d’acier).

Simultanément à son exposition, Pierre Bellemare participera au Symposium de Baie Saint-Paul. Le thème de cette année, la liberté, s’inscrit en toute logique dans la continuité de son œuvre. L’utilisation qu’il fait des matériaux délaissés traduit bien ce refus d’un carcan académique parfois trop rigide pour rendre compte de thème comme la liberté.

Récemment Pierre Bellemare recevait le soutien du ministère des Affaires culturelles du Québec pour un séjour en Inde où il a étudié les jonctions des mystiques orientales et occidentales.

Communiqué de presse