Oeuvres récentes | New works

Michele Peress

24 mars - 21 avril 2007

La Galerie Trois Points présente pour la première fois, le travail de la jeune artiste Michele Peress. Seront présentées des oeuvres créées par l’artiste avec des cheveux humains, ainsi qu’une série de photographies agrandies de ces mêmes oeuvres. Ces photographies vont soit amplifier des détails ou accentuer le côté flou des images. Les oeuvres sont des pièces brodées et cousues selon des méthodes traditionnelles, à partir de cheveux humains; ceux   de l’artiste elle-même ainsi que des cheveux naturels achetés dans le commerce. Les tissus insolites sont ensuite découpés, assemblés, et structurées par couches pour construire des pièces fragiles. L’accumulation de ces morceaux mène à une masse stratifiée et de textures nuancées. Les pièces rappellent des peaux d’animaux, sans que la représentation directe soit présente.   C’est au regardeur de décoder l’œuvre avec son imagination et de choisir si la pièce est figurative ou non. Le matériau, des cheveux humains, se réfère paradoxalement à une présence intime autant qu’à l’anonymat.   Historiquement, les cheveux humains en tant que matériau sont lourds de références. Durant la Deuxième Guerre Mondiale, le régime Nazi a utilisé des masses de cheveux coupés aux prisonniers des camps de concentration à des fins militaires ou commerciales (rembourrage de matelas ou combustibles pour armes à feu et canons). À la fois symbole dramatique de cette époque noire de l’Histoire, une chevelure volumineuse est aussi un outil de séduction, particulièrement pour les femmes. Le cheveu est donc porteur de symboles à la fois tragique et sensuel. La deuxième partie du travail de Michele Peress consiste à capter l’image de ses fourrures de cheveux et de produire des images au jet d’encre sur papier de grands formats. Les œuvres questionnent la matérialité de l’objet tel qu’interprétée par les technologies digitales. L’objectif du travail de Michele Peress est de susciter un dialogue entre les procédés de fabrication d’un objet, de sa profondeur, de sa surface et de sa réinterprétation par un autre médium. Ce projet   se matérialise en une série d’objets et d’images d’objets qui invitent à une implication viscérale du spectateur et où la mutabilité de l’œuvre d’art est questionnée.

Michele Peress termine présentement un Maîtrise en beaux-arts à l’Université Concordia.   Elle a présenté ses œuvres lors d’expositions de groupe à la Galerie Leonard and Bina Ellen (Montréal) et à la Maison de la culture Côte-des-Neiges, (Montréal) en 2005, à la Galerie FSS (Oakland, Californie ) en 2003, à Exposure Gallery (Vancouver) en 2003, à New York et à San Francisco en 2001, ainsi qu’à Seattle en 2000.

Communiqué de presse