Ruses

Nicole Jolicoeur, Paul Lacroix

31 mai - 28 juin 2003

Cette exposition fait suite à celle présentée à VU  l’hiver dernier. Si les œuvres exposées à la galerie sont différentes de celles montrées à Québec, le thème de l’exposition, lui, demeure : Paul Lacroix a travaillé à partir des lettres/notes que lui a écrites Nicole Jolicoeur, une amie de longue date. Celle-ci s’est photographiée sous de la soie mouillée, pour se transformer en toutes sortes d’apparitions, de figurations.

« Regarde ce que tu es en train de faire avec mes textes, mes traces ? Tu les reprends pour les réinscrire à ton présent fébrile. Qu’arrivera-t-il de ces quelques notes que je t’écris en préparation de notre exposition ? Les liras-tu ? Les mettras-tu tout de suite devant la lumière pour voir au travers ? Les placeras-tu têtes en bas sur ton mur d’atelier ? Les traiteras-tu par la couleur ? Le noir et le blanc ? […] À renverser ainsi mon écriture, crois-tu vraiment avoir saisi de moi quelque chose de plus ?»

« […], j’ai d’abord trouvé la lumière qui convenait, près d’une fenêtre. Ça s’est fait tout seul. Je me suis assise devant l’objectif et j’ai essayé des trucs avec la soie; je l’ai laissée se former en tortillons, en plis, pour rien.  Comme ça. Cette lumière que je venais de trouver, c’était celle d’un présent comme le tien, fébrile. […] J’entrais sous cette blancheur de la soie, […], et le déclencheur automatique faisait le reste. Jamais je n’avais pensé que j’entrerais aussi facilement dans mes propres images, en un rien de temps. »

Nicole Jolicoeur à Paul Lacroix, Montréal, novembre 2002

Communiqué de presse