➔  LISTE COMPLÈTE DES OEUVRES  

 

Ce récent travail d'Anne-Renée s’intéresse à plusieurs formes de liens dans lesquelles la parole est absente et laisse place à un dialogue entre les corps. En isolant des gestes socialement codés, elle explore en vidéo la notion de comportement collectif et intime à travers un langage non verbal. Par une absence de narration, elle nous transporte au plus près de ce rapport à l’autre, aux confins de ce frottement en sphère sociale et intime. Qu’il soit amoureux dans un échange de baiser, performatif dans une pratique sportive ou encore bienveillant dans le soin de l’autre, l’artiste appréhende chacun de ces gestes d’une façon à la fois frontale et sensible.

En contrepoint, Anne-Renée entrelace ses vidéos à de grandes images photographiques noir et blanc de fleurs et végétation. Avec ces prises de vue au flash en pleine nuit, elle développe un regard arbitraire et hasardeux donnant forme à des images à l’aveugle. La lumière crue du flash révèle une nature chaotique mais étrangement familière, isolant des massifs de fleurs captés lors de déambulations nocturnes dans des jardins publics. Comme les gestes filmés, ici le geste photographique est dépouillé puisque privé du regard de l’artiste par l’obscurité de la nuit.

Voir son CV complet

Cette série dans la presse

Esse arts + opinions 
Whitehot Magazine of Contemporary Art
Le Devoir 

Expositions

MAC LAU / Par la forêt 
GTP / NATURAL GESTURE

➔  LISTE COMPLÈTE DES OEUVRES 

 

Tissant les référents tirés à la fois de faits divers, de l’histoire de l’art et de documents d’enquête, la pratique de Natascha est fascinante. On présente ici un corpus d'oeuvres qui s'inspirent de l’histoire fortement connotée d’Elizabeth Short, surnommée le « Dahlia Noir », qui a été retrouvée assassinée à Los Angeles en 1947.

À l’aide de documents d’archives et des recherches publiées par Steve Hodel, détective privé, ancien enquêteur de la police de Los Angeles et fils du présumé meurtrier d’Élizabeth Short, Natascha a pu produire une série de photographies qui propose un regard subjectif sur les différents lieux où des témoins ont identifié la jeune femme disparue durant la semaine précédant sa mort. Plus de soixante ans plus tard, cette reconstitution visuelle et descriptive retrace le parcours de la victime mais révèle surtout une superposition anachronique des lieux produisant une narration teintée par l’histoire.

La visée de Natascha est double. À travers ce corpus, elle questionne la véracité des propos tenus dans plusieurs journaux de l’époque. Elle suggère qu’en tentant de manipuler l’information concernant notamment la victime, plusieurs sources médiatiques auraient indirectement légitimé l’assassinat de la jeune femme, rendant ce meurtre presque compréhensible auprès du public.

Natascha use du fait divers présent dans l’imaginaire collectif, faisant référence au sensationnalisme criminel, pour réconcilier le spectateur néophyte avec l’art actuel qui souvent, à priori, peut lui paraître hermétique. Le spectateur se trouve dès lors lui-même impliqué dans le processus de reconstitution d’une histoire, d’un événement qui est exclu du visible.

Voir son CV complet 

Cette série dans la presse

Esse arts + opinions
Canadian Art
Border Crossings
 CV PHOTO
Le Devoir

Expositions

➥ GTP / The Missing Week
➥ Gallery 101 / Behind Closed Doors : Bodies of Evidence
➥ CIRCA / Behind Closed Doors : Bodies of Evidence

➔  LISTE COMPLÈTE DES OEUVRES 

 

Pétillante Canadienne d’origine russe, Olga s'est récemment installée à La Havane. On reconnaît bien l’influence cubaine dans cette nouvelle série qui réunit à la fois photographie, sculpture et vidéo et qui est présentement exposée à la galerie. Elle nous propose un regard frais, posé comme un éclat de rire au milieu du désastre.

À la fois absurdes et sensibles, les photographies de ce dernier corpus montrent des installations sculpturales créées par l’artiste et composées d’une accumulation d’objets hétéroclites et colorés qui semblent tenir en équilibre par miracle. Magnifiques reflets de l’absurdité de la condition humaine, ces nouvelles œuvres poursuivent la réflexion d'Olga autour des notions de résilience, de force et de fragilité. Représentations joyeuses de la notion de débalancement, ces installations incarnent le point de bascule, le potentiel de danger et de renversement de notre condition.

Voir son CV complet